MAISON ALPHONSE GIROUX (Attribué à) Mobilier & luminaires
MAISON ALPHONSE GIROUX (Attribué à), aux enchères, à Paris, estimation 4 000 € – 6 000 €.
- Date
- vente le mer. 18 novembre 2026, 14h30
- Lieu
- Paris
- Organisateur
- TAJANVoir les 153 lots de cette vente →
- Prix
- Estimation : 4 000 € – 6 000 €Frais en sus de l'enchère : 32,4 %. D'autres frais peuvent s'appliquer. Vérifiez les conditions de vente.
Description
MAISON ALPHONSE GIROUX (Attribué à) Meuble d’entre-deux, en bronze doré et verre gravé à la meule à décor de fleurs et rinceaux, montants façon bambou, reposant sur des pieds droits à l’arrière et légèrement galbés à l’avant. À la partie supérieure un médaillon ovale, au chiffre M couronné de la princesse Mathilde Bonaparte. Époque Napoléon III (Petits accidents et quelques éléments tordus) Haut. 120 cm - Long 63 cm - Prof. 30 cm A pier table in gilt bronze and wheel-engraved glass. Napoleon III period. (Minor chips and some bent elements) 47 1/4 x 24 3/4 x 11 3/4 in. PROVENANCE: Collection Princesse Mathilde Bonaparte Collection Madeleine Castaing Cadeau de Madeleine Castaing à l’actuelle propriétaire Collection privée, Paris BIBLIOGRAPHIE: “Le XIXe siècle français”, Collection Connaissance des Arts, Hachette, Paris, 1958, notre modèle référencé p. 147 sous le n°7 Emily Evans Eerdmans, “Madeleine Castaing”, Éditions du Regard, Paris, 2010, pp. 82 et 161 HISTORIQUE: Mathilde Bonaparte dite la princesse Mathilde (1820-1904). Fille du roi Jérôme de Westphalie (dernier frère de Napoléon Ier) et soeur du prince Napoléon, la princesse Mathilde est d’abord demandée en mariage par son cousin Louis-Napoléon, le futur Napoléon III; mais ce projet n’aboutit pas et elle épouse un prince russe, Anatole Demido, dont elle se sépare au bout de quatre ans. Lorsque Napoléon III commence sa carrière, elle y est associée et l’assiste en tenant un peu auprès de lui le rôle de maîtresse de maison; après le mariage de l’Empereur, elle vit en dehors des Tuileries et mène à Paris ou à Saint-Gratien une vie libre et selon ses goûts. Elle protège les écrivains, quelles que soient leurs idées politiques: Flaubert, Gautier, Sainte-Beuve, les Goncourt, Taine se pressent dans ses salons; elle expose des aquarelles et des peintures sans grande originalité. Après le 4 septembre 1870 et à la chute de l’Empire, elle se réfugie quelque temps en Belgique, mais termine sa longue vie en France. Elle conservera dans l’histoire la figure d’une mécène éclairée, qui a aidé Pasteur, protégé Gounod, encouragé Nadar, demandé à Carpeaux un buste triomphal, regroupé autour d’elle des écrivains éminents.